F.A.Q.

Les devoirs à la maison sont-ils un facteur d'inégalité supplémentaire ?

Au niveau du primaire, mais aussi du secondaire, le système des devoirs, régulièrement justifié par le monde enseignant mais aussi par beaucoup de parents (au nom de la lutte pour la réussite scolaire, de la construction de l’autonomie ou de la coéducation) n’a pas fait ses preuves en matière d’égalisation des parcours d’apprentissage. Au contraire, l’externalisation du travail personnel des élèves pénalise les plus faibles, accentue la compé- tition et contribue au renforcement des inégalités scolaires en fonction de l’origine sociale, particulièrement élevées en France. 

Pour en savoir plus :https://www.fcpe.asso.fr/sites/default/files/ressources/NoteCS_no3_BAT.pdf

Redoublement ou passage obligatoire : où en est la recherche ?

Si les recherches récentes suggèrent désormais, contrairement à ce que l’on a longtemps cru, que le redoublement n’est pas forcément inefficace et qu’il semble même plus efficace que le passage obligatoire de classe, à court terme au moins, cela n’implique évidemment pas que le redoublement soit le mode de remédiation le plus efficace d’un point de vue pédagogique ni le plus économe. L’argent que coûte le redoublement pourrait sans doute être mieux utilisé. De nombreux systèmes éduca- tifs fonctionnent sans recourir au redoublement et parviennent à obtenir des performances identiques voire supérieures à celles des pays qui pratiquent le redoublement. Sur cette question des alternatives au redoublement, on pourra se référer à l’intéressant rapport réalisé par le CNESCO (Mons, 2014).

Pour en savoir plus : https://www.fcpe.asso.fr/sites/default/files/ressources/NoteCS_no7_redoublement_ou_passage_automatique.pdf

La peur d'échouer est-elle un vecteur des inégalités dès l'école maternelle ?

L’école insuffle dès les premiers niveaux, souvent bien malgré elle, la peur d’échouer et de ne pas savoir chez certains élèves. Par un paradoxe évident, cette peur de ne pas savoir apprise à l’école tend à détourner les élèves des apprentissages scolaires. Elle contribue ce faisant à générer des écarts de « performance » à l’origine d’inégalités scolaires potentielles. 

Pour en savoir plus : https://www.fcpe.asso.fr/sites/default/files/ressources/NoteCS_no9_inegalites_maternelle.pdf 

Qu’est ce que l’indicateur PISA ?

PISA est une évaluation internationale des compétences en mathématiques, sciences et compréhension de l’écrit des élèves de 15 ans, réalisée, sous l’égide de l’OCDE, tous les trois ans depuis 2000 dans les 34 pays de l’OCDE et dans un nombre croissant d’autres pays (38 en 2015). Pour la France, les résultats de 2015 ressemblent hélas à ceux de 2012 : la performance moyenne de nos élèves – en sciences, en compréhension de l’écrit, en mathématiques –, est proche de la moyenne des 34 pays de l’OCDE, ce qui s’observe depuis le début des évaluations PISA. Mais ces performances sont distribuées de façon nettement inéquitable. D’abord parce que les inégalités entre élèves forts et faibles sont particulièrement fortes en France : la performance moyenne de nos meilleurs élèves est meilleure que celle des meilleurs élèves de l’OCDE, mais celle de nos élèves faibles est plus faible que celle des élèves faibles de l’OCDE (cela est vrai dans chacun des trois domaines, mais en outre, le pourcentage d’élèves qui sont faibles dans les trois domaines à la fois est plus élevé en France (14,8 %) qu’en moyenne OCDE (13 %)). Ensuite parce que les inégalités de performance selon le milieu social sont les plus fortes de l’OCDE. Cela est connu, les médias s’en sont fait largement l’écho.

Pour en savoir plus : https://www.fcpe.asso.fr/sites/default/files/ressources/NoteCS_no2_BAT.pdf

La carte scolaire, une politique entretenant les inégalités ?

La carte scolaire et les pratiques de contournement des familles sont régulièrement au cœur des débats publics. Il est compliqué d’analyser le phénomène sans céder à des jugements moraux autour de la « bonne » attitude des parents au regard de la diversité des contextes scolaires. En creux, c’est la question de la « mixité » (sociale, ethno-raciale, etc.), de la ségrégation et de la cohabitation de groupes hétérogènes qui est posée. Les organisations de parents d’élèves, à l’instar de la FCPE, sont parfois accusées d’être dans le double discours, avec une position officielle favorable au respect de la carte scolaire et les pratiques de nombreux membres qui, dans des contextes urbains hétérogènes sociale- ment en particulier, la contournent. Pourtant, les sciences sociales étudient ce dispositif depuis une quarantaine d’années et, au-delà des controverses, on dispose d’un stock de connaissances bien stabilisé.

Pour en savoir plus : https://www.fcpe.asso.fr/sites/default/files/ressources/NoteCS_no10_carte_scolaire_0.pdf

Quel rythme pour les enfants ?

L’Ecole le matin pour bien apprendre, une pause méridienne de qualité, une temps calme après le déjeuner, après 15h, le retour de l'attention. Le  doit être régulier, avec des horaires de coucher les plus fixes possible pour ne pas créer de décalage dans l’horloge biologique de l’enfant et en limitant le temps passé devant les écrans (télévision, téléphones portables, ordinateurs, consoles de jeux…).

Quel est l’avis de la FCPE de la Seine-Saint-Denis sur les rythmes scolaires ?

Le retour aux 4 jours est inadapté au rythme biologique des enfants et ne les place pas dans les meilleures dispositions pour assimiler les apprentissages. Maintenir les 5 matinées d’enseignement s’avère donc indispensable pour une meilleure réussite scolaire. Mais pour cela, le gouvernement doit prendre les dispositions financières nécessaires pour soutenir les maires qui jouent réellement le jeu des 4,5 jours d’école.

Les 4,5 jours fatiguent les enfants : VRAI ou FAUX?

Comme les adultes, les enfants ont des dizaines de raisons d’être fatigués.

Selon une étude menée en 2016 par des chercheurs des universités de Tours et d’Orléans, le retour à la semaine de 4,5 jours n’a pas accru la fatigue des enfants.

La coupure du mercredi est-elle bénéfique pour les enfants?

La « coupure du mercredi », qui n’a d’ailleurs aucun équivalent en Europe, témoigne d’une mauvaise compréhension de l’enjeu du sommeil de l’enfant, voire d’une confusion entre les intérêts des parents et de ceux de leur enfant. La coupure du milieu de semaine a été mise en place pour permettre aux enfants de suivre une instruction religieuse et non pas parce qu’une journée d’interruption du travail scolaire en milieu de semaine s’imposait pédagogiquement. Initialement le jeudi, cette interruption est passée au mercredi en 1972.

Les grandes vacances ne sont-elles pas trop longues ? Ne faudrait-il pas revoir l’ensemble du calendrier scolaire sur l’année ?

Si nous voulons permettre aux élèves d’avoir des journées moins lourdes, pour leur donner les moyens de réussir, nous devons opérer une réorganisation du calendrier annuel. D’autant plus que nombre d’études mettent en évidence le facteur inégalitaire de la longue durée des vacances d’été : 3 millions d’enfants ne partent pas en vacances et la durée moyenne des congés d’été des Français est de deux à trois semaines. Enfin, la trop longue rupture du temps scolaire nuit à la continuité des apprentissages des enfants.

L’exclusion temporaire au collège : une déscolarisation instituée ?

Nous avons rapporté le nombre d’exclusions au nombre de collèges de certains des départements de notre échantillon (120 collèges). Les résultats sont clairs : on observe que ce sont chaque jour les effectifs d’un collège entier d’élèves qui sont temporairement exclus certains mois.
Pour en savoir plus : https://www.fcpe.asso.fr/sites/default/files/ressources/NoteCS_no1_BAT.pdf

Quels sont les vaccins obligatoires pour l’entrée à l’école ?

Le seul vaccin que l’on peut exiger pour l’entrée à l’école est celui qui est obligatoire dans le calendrier vaccinal, à savoir le vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. A ce jour, cette vaccination comporte deux injections, à 2 et 4 mois, puis un rappel à 11 mois. Ainsi, les parents ont trois mois à compter de la rentrée pour se mettre à jour et présenter un justificatif, sans quoi l’accueil de leur enfant à l’école sera remis en cause.

Un certificat médical est-il obligatoire pour les activités sportives ?

Non, aucun certificat médical n’est demandé pour les activités sportives qui se déroulent dans le temps scolaire et font partie du programme. Le principe est que tout élève est supposé apte à pratiquer ces activités. Au contraire, c’est donc aux parents à fournir un certificat médical s’ils souhaitent que leur enfant n’y participe pas !

Quelles sont les visites médicales obligatoires que doivent passer les enfants à l’école ?

Deux visites obligatoires sont inscrites dans la loi, celles de la sixième année et de la douzième année. Elles sont assurées par le médecin scolaire au cours de l’année de grande section de maternelle et par l’infirmier-ère scolaire en classe de 6e ou de 5e. L’objectif est de repérer tout ce qui pourrait entraver les apprentissages de l’enfant, et donc sa réussite scolaire. Elles permettent aussi d’évoquer toutes les questions qui préoccupent les parents (sommeil, propreté, alimentation etc.) et de leur délivrer des conseils. C’est pourquoi leur présence est vivement recommandée !

Comment le PAI (projet d’accueil individualisé) pour la prise de médicaments à l’école est-il mis en œuvre ?

Il est mis en œuvre à l’initiative des parents, c’est à eux d’en faire la demande auprès du chef d’établissement. Ce dernier contacte ensuite le médecin de PMI ou scolaire de son secteur qui, lui-même, organise un rendez-vous avec les parents et l’enfant afin de rédiger le PAI en bonne et due forme. Attention, son cadre est très strict : il ne concerne que les maladies chroniques comme l’asthme, le diabète, les allergies alimentaires etc. En aucun cas, il ne prend en charge les maladies aigues (comme une angine par exemple). Une fois signé par les parents, le PAI autorise l’enseignant à intervenir selon un protocole défini, par exemple en administrant de la Ventoline dans le cas d’une crise d’asthme, ou encore pour mettre en œuvre des soins ou une surveillance.

Comment créer et faire vivre un espace parents à l’école ?

La loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de 2013 a institué la création, dans tous les établissements, d’un espace à l’usage des parents. Une disposition encore méconnue mais qui est une manière concrète de rapprocher l’école et les familles. Alors, allez-y, en cette nouvelle rentrée, lancez-vous ! 

Pour en savoir plus : https://www.fcpe.asso.fr/actualite/creer-et-faire-vivre-un-espace-parents-lecole

Le décrochage scolaire, de quoi parle-t-on ?

Le décrochage scolaire est entré officiellement dans les textes officiels en France à partir de 2008. Il y désigne les sorties d’un cycle de formation sans avoir atteint « un niveau de qualification fixé par voie réglementaire » (article L. 313-7 du code de l’éducation), ce niveau de qualification étant concrètement un baccalauréat ou un CAP ou leurs équivalents. C’est le périmètre de l’action des « Plateformes de soutien et d’appui aux décrocheurs » (PSAD), instituées en 2011 dans le but de proposer des solutions aux jeunes de 16 ans ou plus sortis de formation sans diplôme. L’importance du décrochage scolaire est aujourd’hui mesurée principalement par un indicateur européen, le « taux de sortants précoces », c’est à dire la part dans la tranche d’âge des 18-24 ans des jeunes sans situation de formation et n’ayant pas validé une formation secondaire. En 2016, ce taux s’établit à 8,8 %, pour une moyenne de 10,7 % dans l’ensemble de l’Union européenne.

Pour en savoir plus : https://www.fcpe.asso.fr/sites/default/files/ressources/NoteCS_no4_BAT_V3_0.pdf

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