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CP le ministre menacé de déplacer les élèves dont les parents auront été déclarés « perturbateurs »

La FCPE de Seine-Saint-Denis s’inquiète du projet de décret révélé par l’AFP le 26 juin dernier qui donne la possibilité aux directions d’écoles, de collèges et de lycées de faire rescolariser les élèves dont les parents sont considérés comme des « perturbateurs » ! Notre fédération s’étonne d’un tel projet qui viserait à protéger les adultes de l’établissement de parents en conflit avec l’école.

Notre fédération rappelle que les directions disposent déjà de la possibilité d’interdire d’accès d’un établissement à des parents perturbateurs et qu’elles ne s’en privent d’ailleurs pas. Elle s’étonne du cynisme de la proposition : si le ou les parents perturbateurs étaient une vraie menace dans un établissement pourquoi la déplacer vers un autre ? Relocaliser n’est pas résoudre ? Et dans quelle société fait-on payer aux enfants le comportement de leurs parents ?

La FCPE 93 dénonce une mesure qui vise directement à faire taire des parents, alors même que de plus en plus alertent sur des dysfonctionnements de l’école en mettant l’État en face de ses responsabilités sur les moyens humains et matériels dont nos enfants ont besoin. Elle constate d’ores et déjà une augmentation des signalements à l’ASE de familles, souvent monoparentales, quand ces dernières demandent le respect du droit de leurs enfants notamment en matière de handicap.

Notre fédération réaffirme son attachement à la co-éducation. L’école républicaine, publique, laïque et démocratique n’a pas d’avenir sans une étroite collaboration avec les parents. Car s’il faut tout un village pour élever un enfant, cela ne peut fonctionner sans la participation pleine et entière de sa famille. Créer la méfiance des parents vis-à-vis de l’école, les menacer de s’en prendre à leur enfant ne peut que les détourner de cette école creuset de notre société. Serait-ce là l’objectif voulu par le Ministre ?

Notre fédération appelle tous les parents, tous les acteurs de la communauté éducative attachés à la co-éducation et tous les élus qui croient encore en l’école de la République à écrire et faire écrire au Ministre de l’Éducation « Non au bâillon, oui à la co-éducation ».

Nos enfants sont l’avenir de tous, pour défendre l’école publique et ses acteurs, cessons d’en exclure les parents.

Contact presse : 06 58 56 16 54 et Alixe Rivière porte-parole 06 70 29 89 53.