Alors que l’année fut rude pour nos collégiens, alors qu’ils ont été ballotés d’éviction en demi- jauge, de demi-jauge en confinement, la FCPE de Seine-Saint-Denis ne peut que s’étonner des sujets retenus pour les épreuves du brevet des collèges en histoire et en français.

Pourquoi donc interroger sur l’histoire de la seconde moitié du 20ème siècle, fin du programme de 3ème, des élèves dont tout un chacun sait qu’ils n’ont pu aborder les derniers chapitres de leur cours ?

Pourquoi donc faire appel au programme de 4ème pour l’épreuve de français comme si l’année

dernière avait été moins perturbée que la présente ?

Notre fédération rappelle qu’elle avait souhaité que le brevet soit attribué sur la base du contrôle continu afin de permettre aux élèves de revenir en classe et de compléter les apprentissages malmenés par la crise sanitaire. Elle regrette que cette option n’ait pas été retenue et déplore le manque de sens des épreuves. Elle souligne une fois de plus, l’inégalité scolaire des élèves devant la pandémie qui vient renforcer encore les inégalités sociales.

Elle constate avec tristesse que la bienveillance annoncée par les autorités académiques n’est pas au rendez-vous des sujets, et de ceux, peut-être un peu trop éloignés de l’école, qui les ont conçus. Elle ne doute pas qu’elle sera présente chez les correcteurs dont l’engagement au quotidien auprès des élèves leur permet d’apprécier en connaissance de cause ce que l’on doit attendre d’eux.

Nos enfants sont l’avenir de tous, ne les privons pas bêtement de leur confiance en l’école.

Bondy, le 29 juin 2021. Isabelle Lacroix, Anne Pieter Co-présidentes.