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Communiqué de Presse

Lettre FCPE93 aux élus de la République

Parents d’élèves citoyens et citoyennes avons fait parler les urnes. Les équipes municipales sont désormais en responsabilité pour un mandat de 7 ans. Elles constitueront, à leur tour, le collège de grands électeurs qui éliront les sénateurs. L’éducation fut au cœur de la campagne. À la FCPE93, nous pensons que la démocratie ne se limite pas à poser son bulletin dans l’urne tous les six ans.

La réduction du budget alloué par lÉtat à l’éducation dans le cadre de la rigueur imposée par ce dernier, accélère le phénomène de paupérisation de l’école : fermetures de classes, fermetures de postes et précarisation des personnels et de leurs conditions de travail. Les alertes répétées des parents d’élèves de l’école de la République ne suffisent plus à endiguer ces stratégies

néfastes pour l’école de nos enfants.

Que pouvons-nous vraiment attendre de nos élus locaux ?

À la ville : Ils/elles ont la main sur le bâti des écoles maternelles et élémentaires (son entretien, sa mise aux normes PMR, sa rénovation nécessaire aux changements climatiques…), sur la cantine et sur les équipes du temps périscolaire (et leur formation). Ils/elles siègent au conseil d’école et conseil d’administration des établissements du second degré. Est-ce tout ?

À la FCPE93 nous pensons qu’il faut passer à la vitesse supérieure : notre rôle est de les interpeller y compris sur ce qui, a priori, n’est pas de leur domaine de compétence mais qui reste transversal et ce tout au long de l’année pendant 5 ans si nécessaire, dans une véritable volonté partagée d’intégrer toutes les composantes de la communauté éducative dans le respect et la transparence. Et c’est valable pour les élu·es du conseil départemental et régional.

Témoins souvent passifs de la dégradation qui s’opère sous nos yeux, qu’attendons-nous ? Avons-nous à ce point perdu confiance en la représentativité de nos élu·es dans les instances où ils sont invités à siéger pour défendre les revendications de leurs administrés ?

Carte scolaire, mobilité, bâti scolaire, infrastructures sportives : autant de décisions budgétaires, d’équilibrages, d’arbitrages impactant durablement le devenir de l’accès des citoyens et citoyennes aux services publics de demain.

Sachant qu’une fois les classes fermées et surchargées, une fois dégradées les conditions d’accueil des enfants, faire machine arrière relèvera de l’exploit impossible ! Quelles classes, quels  enseignants accueilleront, par exemple, les enfants qui arrivent dans les constructions neuves de la Zac olympique ? Les écoles privées de secteur peut-être ?!? Participant ainsi au séparatisme scolaire qui ronge déjà nos territoires riches de leur diversité ? Combien d’élèves déjà sortis des radars (et des bases de calcul de l’Éducation nationale) préférant le privé à l’école publique ?

Parents d’élèves de la FCPE93 n’avons jamais été – et ne resterons jamais – spectateurs et spectatrices de la déstructuration minutieuse du service public d’éducation. Nous devons nous ré-approprier les débats qui déterminent l’usage des budgets votés par nos représentants. 

Comme en matière de transition écologique, il est économiquement absurde de considérer quune coupe budgétaire dans l’éducation est une économie. Qui croira que les coupes budgétaires du service public d’éducation sont un pari gagnant pour l’avenir de nos jeunes ? Quelle ambition pour ce pilier de la République qu’est l’école ?

Élu·es des conseils municipaux, régionaux, conseillers territoriaux, député·es, sénateur·ice·s, vous avez, au-delà de vos prérogatives, votre rôle à jouer. Il est en votre pouvoir de dénoncer le traitement réservé à l’école publique décrit plus haut. Nous nous tenons à votre disposition et comptons sur votre soutien.

Bondy le 3 avril 2026,

Contact presse : 06 58 56 16 54 porte-parole : Alixe Rivière 06 70 29 89 53.