Le montant des allocations de rentrée est-il suffisant ? La FCPE de Seine-Saint-Denis place le débat sur un autre terrain qui est celui de la gratuité de la scolarité publique.

« Ce n’est pas tellement un débat technique, mais plus un débat de fond qui se pose. Ces allocations de rentrée sont des aides sociales indispensables, mais elles ne font pas partie du bien commun, c’est-à-dire que les enfants en fonction du revenu des familles ont accès, ou pas, à une allocation pour pouvoir préparer la rentée et acheter des fournitures. Le débat qui se pose est de savoir si les enfants, indépendamment des revenus des parents doivent avoir accès à une scolarité gratuite. Nous constatons que tous les ans les frais de scolarité explosent.

Aussi, nous ne pouvons faire l’impasse sur les « grands oubliés », « comme ces lycéens qui rentrent dans la formation professionnelle ». Par exemple pour l’entrée dans un « bac pro cuistot », rien que les couteaux coûtent 400 euros minimum.

En France, l’éducation est un droit, il y a des programmes nationaux, il n’y a pas de raison que les familles prennent en charge des frais de scolarité supplémentaire que leur contribution au revenu national pour que leurs enfants puissent avoir une scolarité normale.

Le coût de la scolarité ne se pose pas seulement à la rentrée, mais tout au long de l’année en termes de transports ou de restauration scolaires par exemple. Une solution pourrait être de « donner les fournitures aux enfants » en début d’année. « Parfois on arrive à un différentiel de 30 à 40% entre ce qui est pratiqué par la grande distribution et ce que pratiquent les bourses de fournitures des parents d’élèves qui sont bénévoles. Ce business devient un peu indécent.

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