Au sud de Saint-Denis, près du Stade de France, plus de 600 enfants âgés de 3 à 12 ans toussent. Certains ont du mal à respirer. Les voitures et les camions qui circulent à proximité de leur école les étouffent. Et contre toute logique, la construction de nouvelles routes autour de leur cour de récréation a été autorisée. Il est encore temps de dire stop !

Pourquoi faut-il agir maintenant ?

Comme l’ont montré de récentes analyses d’AirParif, le groupe scolaire Pleyel – Anatole France est exposé à des concentrations en dioxyde d’azote (NO2) qui dépassent de plus de 3 fois la recommandation de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Ce n’est pas acceptable !

Il est donc encore moins acceptable que la réalisation d’infrastructures qui vont aggraver encore plus la situation soit validée. En effet, un échangeur autoroutier à 5 bretelles est en train de sortir de terre tout autour du centre scolaire.

Concrètement, si ce projet voit le jour, entre 10 000 et 20 000 véhicules supplémentaires vont rouler autour de l’école chaque jour. Dans sa configuration prévue, l’échangeur augmentera donc la pollution de l’air, ainsi que la pollution sonore, mettant encore plus en danger la santé:

– de 600 écoliers de Pleyel

– des 70 très jeunes enfants, âgés de 3 mois à 3 ans, de la crèche du même quartier

– des employés de ces établissements

– de toutes les personnes habitant au cœur du quartier Pleyel, dont un grand logement d’étudiants

Demandons à Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République Française, et à Madame Barbara Pompili, Ministre de la Transition Écologique et Solidaire, d’appliquer un moratoire sur ces travaux. Cela permettrait de mettre le chantier en pause et, ainsi, de réévaluer l’impact sanitaire qu’aurait cet échangeur sur la population avoisinante tout en étudiant les solutions et alternatives possibles. Les travaux ne doivent pas continuer dans ces conditions !

Malheureusement le cas des enfants du groupe scolaire à Pleyel n’est pas isolé. D’autres établissements scolaires, comme l’école Michel Servet à Lyon ou l’école Cours Julien à Marseille, pour ne prendre que deux exemples, dépassent également largement les recommandations de l’OMS.

De plus, en 2019 l’Etat français a été condamné par la justice européenne pour ne pas protéger correctement ses citoyen.nes contre la pollution de l’air. En 2021, pour la même raison, le Conseil d’État a également condamné la France à payer une amende de 10 millions d’euros.

Monsieur Macron et Madame Pompili, au nom de l’État français, doivent réagir !

Pour en savoir plus, visitez https://bit.ly/3woazUB ou contactez la FCPE 93 : contactpleyel@fcpe93.fr